L'éditeur Indépendant
décortiqué
 
Il n'y a pas grand-chose à dire sur le contrat en lui-même si ce n'est que :
 
- c'est un vrai contrat d'édition
- c'est de l'édition à la demande
- il faut céder ses droits pour tous les supports avec un % dérisoire pour les PDF
 
 
Le gros piège est dans ces deux articles du contrat
 
 
Où est le piège me direz-vous ? Ces 2 articles ont l'air favorables à l'auteur. En apparence seulement car le piège est ailleurs que dans le contrat… En effet, l'Editeur Indépendant ne diffuse PAS vos ouvrages , c'est à peine s'il référence l'auteur et son livre sur google.
 
Quel intérêt pour un éditeur de ne pas faire une diffusion selon les usages dans la profession ??? La réponse est dans les 2 clauses…
 
En effet, que fait un auteur s'il s'aperçoit que son livre n'est pas diffusé normalement ? Il reprend son bâton de pèlerin et refait le tour des éditeurs, mais cette fois avec plus de persévérance que la première fois. Et lorsqu'il trouve un nouvel éditeur, l'éditeur Indépendant se remplis les poches avec les 4% de la cession des droits d'exploitation.
 
Et ne rêvez pas ! Ces 4% ce n'est pas le nouvel éditeur qui va les verser à l'Editeur Indépendant… Ces 4% sur le CA public vont venir en déduction de vos droits d'auteur… alors 4% cela n'a l'air de rien mais 4% sur le CA public c'est plus de 60% de vos droits d'auteur.
 
Et si vous voulez attaquer l'éditeur Indépendant pour dénoncer votre contrat : je vous souhaite bien du plaisir car le N° de RC correspond à une société dont l'activité n'a aucun rapport avec l'édition. En outre, le signataire du contrat est le dirigeant de 5 autres sociétés dont 2 dont le code APE correspond à l'édition mais dont les formes juridiques sont des SARL de presse alors qu'il est impossible de faire de l'édition de livres avec un statut d'une SARL de presse.

Bref ! C'est un joyeux mic mac statutaire qui ne laisse rien augurer de bon…